
Étude benchmark
Cet article a été rédigé sur la base de l'enquête « Quelles décisions les organisations prennent-elles en matière de numérisation ? », menée par BenchLab. Cette étude a été réalisée entre avril 2022 et janvier 2024 auprès de prestataires de services aux entreprises, de communes et d'établissements de santé. Entre-temps, plus de 200 décideurs ont participé à l'enquête. Plus de 800 décideurs ont été ajoutés au réseau de Conscia et reçoivent régulièrement des mises à jour de l'enquête. Tous les rapports benchmark ont fait l'objet d'un suivi sur rendez-vous par les spécialistes de Conscia.
94% des organisations tiennent compte d'une cyberattaque. 54% qualifient la sécurité de priorité absolue. Le budget est là (67%). La prise de conscience est présente. Mais l'exécution reste à la traîne. 43% investissent dans la prévention. Seulement 15% dans la détection. 39% font confiance à leur propre plan de réponse. L'écart entre l'intention et la réalité est risqué.
De la prise de conscience à l'action
La grande majorité des organisations s'attendent à être piratées. Pour pas moins de 94 pour cent des entreprises, la question n'est pas de savoir si cela arrivera, mais quand. Plus de la moitié des organisations ont fait de la cybersécurité une priorité absolue, ce qui montre que la conscience des dangers d'une cyberattaque est élevée. Toutefois, l'accent est aujourd'hui surtout mis sur la prévention, tandis que la détection et le traitement adéquat d'une attaque potentielle reçoivent encore moins d'attention dans de nombreuses organisations. C'est ce qui ressort d'une étude du spécialiste IT Conscia en collaboration avec le cabinet d'études BenchLab.
Les crises à grande échelle déplacent le centre d'attention
Plus de la moitié des organisations participantes indiquent que la cybersécurité est une priorité absolue au sein de l'organisation, et deux tiers des organisations déclarent disposer d'un budget suffisant à cet effet. La note moyenne que les organisations s'attribuent en matière de cybersécurité s'établit à 6.1.
Le type de menace contre lequel les organisations se prémunissent évolue. Il y a deux ans, les attaques DDoS étaient encore considérées comme la menace principale. Aujourd'hui, les répondants disent craindre en particulier les ransomwares, le phishing et les attaques via la chaîne d'approvisionnement. En raison de crises à grande échelle comme la guerre en Ukraine, l'attention se porte davantage sur la protection contre les dommages causés par des acteurs étatiques, alors qu'auparavant il s'agissait d'activités de groupes criminels.
L'accent sur la prévention plutôt que sur la détection et la réponse
Les organisations placent encore l'accent de leur stratégie de cybersécurité sur la prévention. C'est là que 43 pour cent des organisations investissent le plus de temps et d'énergie. La détection des attaques est généralement l'étape suivante, mais elle reste loin derrière, à 15 pour cent. Seules 39 pour cent des organisations estiment que leur propre Security Operations Centre (SOC) ou équipe de sécurité est capable de réagir de manière appropriée à un cyberincident.
Maarten Werff, solution consultant cybersecurity chez Conscia, estime que la force d'une bonne stratégie de cybersécurité réside dans une approche plus large : "Une bonne stratégie repose sur l'identification, la prévention, la détection et la réponse. Sachez ce qui se trouve dans votre réseau, quels logiciels sont déployés et veillez à ce que les vulnérabilités connues soient corrigées à temps. Un déplacement de la stratégie de détection vers ce que nous voulons protéger - l'utilisateur, l'endpoint et les 'joyaux de la couronne', les données de valeur - offre la possibilité d'agir rapidement."
"Si, ce faisant, il s'avère que vous ne disposez pas de suffisamment de connaissances ou de capacités au sein de votre propre organisation pour réagir efficacement à une attaque, un Security Operations Centre externe 24/7 constitue une solution pour de nombreuses organisations. Pour beaucoup d'organisations, le Managed Detection & Response (MDR) apporte une meilleure réponse aux défis actuels qu'un SOC ou un SIEM conventionnel. Grâce à des capteurs intelligents, le MDR offre une visibilité accrue, la capacité d'intervenir rapidement et représente pour de nombreuses organisations un moyen rentable de mettre en place, en peu de temps, une stratégie de cybersécurité résiliente."



